Comment faire un business plan efficace ?

 

Le business plan est une traduction concrète de votre business model. Il explique le besoin que vous avez repéré, la manière dont vous y répondez, les consommateurs que vous ciblez, la manière dont vous financez votre projet, la manière dont l’activité va se développer, votre mode de production et votre communication… Rien que ça ! C’est donc un document à ne pas négliger. Dans cet article, nous vous expliquons à quoi (et à qui) doit servir le business plan, et les règles à suivre pour le mettre en forme.

 

Sommaire :

 

 

Créer un business plan… pourquoi et pour qui ?

 

Vous l’avez déjà compris : le business plan est indispensable si des partenaires stratégiques doivent être associés à votre projet. En effet, pour obtenir d’eux qu’ils vous suivent, ils doivent comprendre où vous voulez aller et comment pour évaluer leur intérêt à vous rejoindre sur le projet.

Ce document est également indispensable si vous avez besoin de financements extérieurs. Les financeurs doivent comprendre où vous voulez aller et comment et, surtout, quels sont vos besoins financiers et à quoi ils vont servir.

Si vous envisagez de vous lancer seul, une version simplifiée du business plan est un outil de démarrage de l’entreprise fort utile pour vous. Il vous permettra de garder le fil rouge de votre projet sans vous disperser.

 

 

Faire un business plan : les 10 points importants

 

Voici les 10 commandements d’un business plan efficace !

 

1- L’équipe tu valoriseras

 

En quoi vous (ou l’équipe) êtes-vous la bonne personne / équipe pour porter ce projet : connaissance du marché, compétences métier, ... C’est ce qu’on appelle la cohérence homme-projet, combinaison fondamentale pour la réussite d’un projet de création d’entreprise.

Il est possible d’avoir, d’un côté, une personne ayant toute la détermination requise et toutes les qualités requises pour créer une entreprise pérenne et, de l’autre, un projet économiquement et financièrement viable... mais que la combinaison des deux conduise à l’échec parce que la personne n’est pas en adéquation avec ce projet.

Expliquez également qui vous a aidé dans le montage de votre projet. Présentez les personnes qui vous ont accompagné(e) tant techniquement que moralement. N’hésitez pas à montrer que vous avez pris en compte leurs remarques sans toutefois modifier votre business model, cela montrera que vous savez écouter sans toutefois faire la « girouette ».

 

2- Sur la valeur que tu apportes à tes clients tu insisteras

 

Les clients n'achètent pas un produit / service parce qu'il est bon mais parce qu'il répond à l'un de leurs besoins ou qu'il leur rend un service / règle l’un de leurs problèmes / leur crée du plaisir.

Le lecteur de votre business plan doit donc comprendre clairement :

  • que l’ensemble de votre business model est fiable ;

  • que votre offre est réaliste et répond bien aux besoins de votre cible ;

  • qui sont les clients que vous ciblez ;

  • quels sont vos concurrents et votre positionnement ;

  • que le potentiel de clients est suffisant pour assurer la pérennité du projet.

Vos propos doivent démontrer que vous avez fait une étude de marché approfondie. Pour autant, il est inutile de tout retranscrire dans le business plan : vous pouvez par exemple proposer aux lecteurs de lire l’ensemble de l’étude de marché complète en annexe.

Soyez précis, interdisez-vous les approximations et évitez des raisonnements du type : “Je dois pouvoir prendre 5% de part de marché”.

 

3- La mise en œuvre réaliste du projet tu expliqueras

 

Le lecteur de votre business plan doit comprendre que vos stratégies opérationnelles sont cohérentes avec les attentes de votre cible, votre vision, votre business model. Il doit également saisir la cohérence entre les ressources mises en œuvre, votre positionnement et vos stratégies opérationnelles.

En effet, un excellent projet peut être très mal exécuté…

 

4- Les informations attendues par le lecteur, rapidement et clairement tu donneras

 

Le principal lecteur de votre business plan est le financeur de votre projet. Il a besoin de savoir trois choses :

  • 1. Qui vous êtes ;

  • 2. Pourquoi vous vous lancez dans ce projet = vos objectifs et ambitions ;

  • 3. Si vous pourrez vivre avec votre projet… c’est-à-dire s’il y a suffisamment de clients potentiels pour votre produit / service qui sont prêts à payer le prix fixé.

A vous d’apporter la preuve que votre projet va marcher. N’attendez pas du financeur qu’il connaisse toutes les activités et les tendances de chaque marché. Surtout si vous envisagez de mener une activité sur un marché national en décroissance !

 

5- Le qualitatif tu privilégieras

 

La rédaction d'un business plan n'est pas un concours de nombre de pages noircies. Il vaut mieux peu de pages mais qui apportent des réponses précises. Si vous indiquez des chiffres, citez vos sources.

 

6- Les tableaux de chiffres tu expliqueras

 

Chaque chiffre que vous indiquez dans vos prévisionnels financiers doit être justifié :

  • Le chiffre d’affaires est un nombre de produits / services vendus multiplié par un prix de vente.

  • Pour définir votre prix de vente, vous additionnez des charges évaluées justement et une marge cohérente avec votre métier dans la fourchette du prix psychologique de l'acheteur et celle de votre concurrence.

  • Pour connaître votre nombre de clients potentiels, vous réalisez une enquête terrain !

  • Pour évaluer justement une charge, la meilleure technique est d'avoir des devis ou une estimation étayée.

  • Pour estimer vos décalages de trésorerie (BFR), vous devez avoir approché des fournisseurs pour savoir quand vous devez les payer et avoir discuté avec des prospects pour savoir si vos conditions de paiement sont acceptables.

  • …Etc

 

7- L’honnêteté tu préféreras

 

Identifiez les risques de votre projet, même si vous n'avez pas encore les solutions, montrez que vous êtes lucide et que vous avez les pieds sur terre. Cette position est rassurante pour vos lecteurs.

Si vous avez un manque de compétences ou une difficulté sur une fonction de l’entreprise (la gestion par exemple), indiquez comment vous aller y remédier (formation, sous-traitance, embauche…). Un potentiel partenaire (financeur, client, fournisseur…) repérera vos faiblesses. Autant lui montrer que vous êtes lucide et que vous  y remédiez.

 

8- Agréable à lire, ton business plan tu rendras

 

Attention à la présentation de votre business plan. N’omettez pas le sommaire. Placez des chapitres clairs, des titres et des intertires, des schémas, des annexes... et, surtout, n’oubliez pas de faire une ou deux pages de synthèse très soignée (voir plus bas : commandement 9). Tout ce qui pourra faciliter la lecture du destinataire de ce document est bon à prendre. N'hésitez pas à solliciter vos proches. Un moment donné, vous ne verrez plus rien et il faudra un regard extérieur.

Notez le : avec CCI Business Builder, l'édition de votre business plan est automatique.

 

9- Les pages de synthèse tu soigneras

 

Si votre lecteur n'a pas envie de passer du temps sur les quelques pages de synthèse, c'est mauvais signe. Soignez donc particulièrement cette partie du business plan. A la fin de la synthèse, votre lecteur doit savoir ce que vous vendez, à qui, combien et pourquoi vous allez réussir.

 

10- A ton lecteur tu t’adapteras

 

Vous ne parlez pas toujours à la même personne. Par exemple, un banquier sera très attentif au niveau de votre prise de risque par-rapport à celle que vous lui demandez. Il vérifiera en  détails le BFR annoncé, il se penchera sur le nombre d’années prévues pour rembourser l’emprunt demandé, il examinera les garanties que vous proposez...


Cela sera moins importants pour un fournisseur ou un distributeur par exemple. Un investisseur en capital sera d’abord sensible à l’équipe, au couple produit/marché, à la stratégie puis aux plans financiers. Un distributeur sera plus sensible aux volumes de vente… etc. Sachez donc faire de votre business plan un outil évolutif !